«Je m’appelle Albert. Je viens d’être mobilisé pour la Grande Guerre. Je vais écrire à mes parents, à ma sœur Marie-Louise. 100 ans jour pour jour». Telle est la description du compte Twitter de Soldat Albert, un poilu appelé au front le 2 août 1914. Comme lui, des dizaines de soldats de toutes nationalités témoignent en ce moment sur les réseaux sociaux de leur quotidien sur le front, avec de très nombreuses lettres et photos. Derrière ces comptes se cachent des descendants de poilus, mais aussi des musées, des médias et des agences de communication. Le but : faire revivre la Grande guerre comme si on y était. Et offrir une forme plus attractive aux témoignages des soldats.

Léon Vivien est un poilu moderne. Il est le premier à avoir tenu un compte sur un réseau social en France, dès novembre 2012. Ce personnage fictif est né du partenariat du musée de la Grande guerre de Meaux avec une agence de communication. «On cherchait à répondre à cette question folle : comment auraient communiqué les soldats si les réseaux sociaux avaient existé en 1914 ?», explique Michel Rouger, directeur de l’établissement. A l’aide de la collection d’archives du musée et des historiens qui y travaillent, l’agence de communication DDB a imaginé un personnage, Léon Vivien, professeur envoyé au front. «La fiction nous a permis d’aborder beaucoup plus de thèmes que ce qu’on aurait pu faire avec les lettres d’un seul soldat», souligne Michel Rouger. Le texte a été entièrement rédigé par l’agence de communication. Le personnel du musée vérifiait la plausibilité de chacun des textes et la concordance des photos. Une fois l’ensemble validé, l’agence a commencé à publier les posts du soldat imaginaire sur Facebook.

 

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